Blaarmeersen
Le parc de sports et de loisirs de Gand, près du Watersportbaan. Les jours de chaleur, la plage du lac de baignade est bondée, et les joggeurs font leurs tours autour du bassin d’aviron de 2,3 km. Il y a aussi un camping, une piste d’athlétisme et du beach-volley.
Photo: Steven57, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Le Blaarmeersen est le grand parc de sports et de loisirs de Gand, à l’ouest de la ville, à un quart d’heure à vélo du centre. C’est une oasis verte de bois, de pelouses et d’eau, autour d’un grand lac de baignade à plage de sable. Les chaudes journées d’été, on se croirait au bord de la mer : des centaines de Gantois s’allongent sur la plage, nagent, jouent au beach-volley ou pique-niquent sur l’herbe.
Le long du parc court le Watersportbaan, un bassin d’aviron parfaitement rectiligne de plus de deux kilomètres. Rameurs et kayakistes s’y entraînent, et c’est un parcours de course à pied très apprécié : la boucle autour de l’eau est le circuit habituel de nombreux joggeurs gantois. Il y a aussi une piste d’athlétisme, des courts de tennis, un skatepark, un minigolf, des aires de jeux, un mur d’escalade, des sentiers et des pistes cyclables, et un camping.
Le parc jouxte une réserve naturelle de roselières et d’étangs, où l’on peut observer des oiseaux. Le Blaarmeersen est ainsi à la fois un parc de sports, une plage urbaine et un peu de nature, le tout dans les limites de la ville. Le visiter en 3D ›
Histoire
Les « meersen » sont des prairies basses et humides le long d’une rivière, et c’est ce qu’était ce lieu pendant des siècles : des prairies marécageuses le long de la Lys, souvent sous l’eau en hiver. Le nom Blaarmeersen rappelle ce vieux paysage.
Dans les années 1950, le Watersportbaan fut creusé ici, un long bassin d’aviron rectiligne pour des courses internationales. Gand y accueillit de grands championnats d’aviron, et le bassin devint un mot de passe dans le monde de l’aviron. La terre extraite servit à surélever le terrain à côté.
Dans les décennies suivantes, le Blaarmeersen devint un grand parc de loisirs pour toute la ville, avec le lac de baignade, la plage, les terrains de sport et le camping. Pour beaucoup de Gantois sans jardin ni voyage à la mer, c’est l’endroit où se rafraîchir en été, et l’endroit du sport toute l’année.
Pour aller le voir
Le parc est ouvert à tous. La plage et le lac de baignade sont ouverts pendant les mois d’été, avec des maîtres nageurs, moyennant un petit droit d’entrée. On s’y rend facilement à vélo, le long de la Lys ou du Watersportbaan, ou en bus. Le camping et les installations sportives ont leurs propres horaires et réservations.
Par une journée d’été, apportez votre maillot et un pique-nique, et venez tôt si vous le pouvez : les jours les plus chauds, il y a du monde.
Plus à Gand
Cathédrale Saint-BavonBâtie du XIIIe au XVIe siècle, avec une tour de 89 m. À l’intérieur se trouve l’Adoration de l’Agneau mystique des frères Van Eyck (1432), l’un des tableaux les plus célèbres et les plus volés du monde. Son panneau des Juges intègres, volé en 1934, n’a jamais été retrouvé.
BeffroiLa tour de 91 m de la ville, commencée en 1313. Gand y gardait ses chartes de privilèges, et des veilleurs y guettaient le feu et l’ennemi. Un dragon doré veille au sommet. Avec la halle aux draps à côté, il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Château des ComtesLe château des comtes de Flandre, bâti en 1180 par Philippe d’Alsace. Il a ensuite servi de tribunal, de prison et même de filature de coton, et a retrouvé ses créneaux vers 1900. En 1949, des étudiants l’ont occupé pour protester contre la hausse du prix de la bière.
Graslei et KorenleiLe port médiéval de Gand, sur les deux rives de la Lys. Les bateliers y déchargeaient le grain et les corporations y ont bâti leurs maisons le long du quai. Le Koornstapelhuis, l’entrepôt à grain roman gris d’environ 1200, est l’une des plus vieilles maisons de la ville.
Pont Saint-MichelConstruit au début du XXe siècle, juste avant l’Exposition universelle de 1913. Regardez vers l’est pour voir les trois tours de Gand alignées : Saint-Nicolas, le beffroi et Saint-Bavon. Derrière vous se dresse l’église Saint-Michel, dont la tour n’a jamais été achevée.
Église Saint-NicolasL’église des marchands, du XIIIe siècle, en pierre bleu-gris de Tournai : du gothique scaldien. Sa tour est posée au milieu du toit et servait de tour de guet, bien avant le beffroi. Elle accueille aujourd’hui aussi des concerts et des expositions.
Hôtel de villeUn hôtel de ville en deux styles : gothique tardif fleuri sur la Hoogpoort, Renaissance sobre sur le Botermarkt. Le manque d’argent et les guerres de religion ont sans cesse interrompu les travaux. La Pacification de Gand, une paix entre les provinces des Pays-Bas, y fut signée en 1576.
VrijdagmarktLa place des marchés, des fêtes et des révoltes, où les comtes de Flandre prêtaient serment. Au milieu, Jacques van Artevelde, le brasseur qui dirigea Gand en 1338, montre le chemin. En face se dresse Ons Huis, la grande maison du mouvement ouvrier socialiste.
Grande BoucherieLa halle couverte des bouchers, bâtie de 1406 à 1419. Des jambons sèchent encore sous son impressionnante charpente de bois. On peut aujourd’hui y acheter et goûter les produits régionaux de Flandre-Orientale.
La rue des GraffitisLe Werregarenstraatje : depuis les années 1990, tout le monde peut y bomber, légalement. Les murs reçoivent une nouvelle couche de peinture presque chaque semaine, si bien qu’aucune visite ne ressemble à la précédente.
KouterLa place la plus chic de Gand, autrefois un champ et un lieu de défilés et de fêtes d’archers. Il y a un marché aux fleurs chaque dimanche depuis le XVIIIe siècle, avec une fanfare dans le kiosque à musique. Le kiosque bleu sert un verre pour aller avec.
VooruitLa salle des fêtes de la coopérative socialiste Vooruit, ouverte en 1914 : les ouvriers y venaient danser, pour le théâtre et les concerts, et pour manger au café. Des artistes la sauvèrent de la ruine dans les années 1980. Aujourd’hui, c’est le centre d’art VIERNULVIER.
L’abbaye Saint-PierreL’abbaye sur la colline du Blandijnberg fut fondée au VIIe siècle, par saint Amand selon la tradition, et devint l’une des plus riches de Flandre. L’église baroque à coupole (1629-1720) est de Pieter Huyssens. Les Français dissolurent l’abbaye en 1796 ; aujourd’hui, c’est une salle d’exposition, avec derrière ses murs un jardin d’abbaye de vignes et de ruines.
Gent ZuidJusqu’en 1928, la gare du Sud, la première gare de Gand, se dressait ici. Aujourd’hui, c’est la plaque tournante de De Lijn : la plupart des bus de la ville y commencent et y finissent, et les tramways y passent en route vers le centre et Sint-Pieters.
Le MammelokkerRegardez au-dessus de la porte de cette petite maison contre la Halle aux draps : une jeune femme donne le sein à un vieil homme. C’est la légende romaine de Pero, qui allaita son père Cimon quand il fut laissé mourir de faim en prison. Quand cela se sut, il fut libéré. Les gardiens de la prison de la ville, qui se trouvait dans les caves de la Halle aux draps de 1742 à 1902, habitaient ici. Mammelokker est le dialecte gantois pour « suceur de sein ». Le relief date de 1741, resculpté par Jan Anteunis en 1962.
Le Karel SabbebergLa seule montagne de Gand, haute d’une trentaine de mètres, faite de main d’homme. Jusqu’en 2003, Gand y skiait sur des tapis de brosses. En 2019, elle fut nommée d’après l’ultrarunner Karel Sabbe, qui la monta et la descendit des milliers de fois à l’entraînement. Depuis 2009, une tour d’observation au sommet domine la ville.
Les cuberdonsDes bonbons violets en forme de cône au cœur de framboise coulant, vendus depuis de petits chariots sur le Groentenmarkt.
Les tramwaysLes tramways blancs et jaunes de De Lijn, qui font sonner leur cloche dans les rues étroites de la vieille ville.
Les Fêtes de GandDix jours chaque juillet où toute la vieille ville devient l’un des plus grands festivals de rue d’Europe.
La ville cyclableDepuis 2017, les voitures ne peuvent plus traverser le centre tout droit, et les vélos ont pris possession des rues.